L’Incal Infini : quand la BD culte de Moebius et Jodorowsky devient un jeu de société

Matagot édite un jeu inspiré par l'oeuvre culte de science-fiction de Jean Giraud et Jodorowsky : l'Incal. Dans l'Incal Infini, incarnez les héros de la BD et ne tombez pas dans les griffes du Meta-Baron !

L'incal Infini jeu

Maj le :

Frédéric Domain

Actus jeux de société

L’Incal prend forme ludique et devient l’Incal Infini ! L’univers très coloré et très marqué de l’Incal Infini avait tout pour devenir un jeu de société et ce sont deux créateurs de jeux, fans de cette licence, qui ont été contactés par l’éditeur pour donner une vie ludique à ce monument graphique.

L’Incal, qu’est ce que c’est ?

Tout droit issue des années 80 et de l’imagination débridée de ses créateurs, Jodorowsky & Moebius, l’Incal est une œuvre emblématique qui a marqué des générations de lecteurs. On y suit les péripéties de John Difool, un détective privé bas de gamme s’étant approché trop près d’une affaire et ayant subi un remodelage mémoriel complet pour qu’il en oublie tout.

Au cours de ses aventures il croisera une galerie de personnages extravagants comme un tueur redoutable appelé Le Méta Baron, un mercenaire à tête de chien, Kill, la gardienne de l’Incal Lumière nommée Animah et son fils androgyne Solune, sa soeur Tanatah gardienne de l’Incal Noir ou bien Deepo, la mouette dotée de parole depuis qu’il y a caché l’Incal.

l'incal monde

L’Incal Infini

Manuel Rozoy (Time Stories…) & Guillaume Montiage (Kemet, Yucatan …) se sont attelés avec plaisir autour de ce projet disponible pour les fêtes de fin d’année. L’idée était de retranscrire ce qu’est le cycle de l’Incal à destination à la fois d’un public joueur mais aussi des fans de la BD qui eux, ne le sont pas forcément (joueurs). Ils ont créé un système de jeu simple mais pas simpliste, axé sur ce qu’est en synthèse la BD : une course-poursuite entre un anti-héros et ses compagnons de fortune, et des poursuivants tous plus excentriques les uns que les autres.

Mécaniquement, cela faisait sens que cela soit un jeu coopératif, car c’est aussi ce que raconte la BD : l’alliance improbable entre des héros qui n’ont initialement pas grand-chose en commun. Les règles se veulent donc plutôt simples d’accès, mais les ennemis aux pouvoirs différentes ainsi qu’une contrainte de communication va compliquer la tâche de joueurs.

l'incal infini

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Un jeu coopératif de mémoire

Ainsi, le jeu a été pensé pour convenir à la fois aux fans de l’univers de la bande dessinée et aux joueurs un peu plus aguerris qui chercheraient un jeu coopératif prenant, rapide et nerveux. Les joueurs trouveront dans la boîte 5 ennemis différents qui useront d’attaques et de coups fourrés pour les empêcher de réaliser le Rituel de Transfiguration, nécessaire à leur victoire commune. C’est la découverte de ces ennemis et la nécessité d’adapter leur stratégie afin de ne pas subir leurs mécaniques dévastatrices, qui rendra l’Incal Infini intéressant et rejouable.

Les cartes posées le sont afin de découvrir un jeton caché devant chaque lieu et comportant un chiffre compris entre 1 et 6. En cours de partie, le joueur finissant la combinaison devra regarder ce jeton en secret et se rappeler du chiffre qu’il aura vu. Lorsque les aventuriers tenteront le Rituel de Transfiguration, l’un d’eux devra révéler un à un ces jetons dans l’ordre croissant et sans se tromper, afin de valider la victoire du groupe.

Durant la partie il faudra bien choisir qui voit les jetons et donc qui doit finir la combinaison de cartes attendue. Les actions de Suicide Alley permettant d’échanger des informations entre les joueurs, seront capitales mais elles nécessiteront le sacrifice des cartes John Difool…

cartes incal infini

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Suicide Alley

L’Incal Infini est également une course coopérative pour réaliser des combinaisons indiquées sur des lieux disposés aléatoirement sur la table. Les joueurs devront se comprendre, anticiper les choix des uns et des autres et choisir judicieusement les cartes qu’ils mettront devant chaque lieu afin de ne pas se retrouver bloqués par leur ennemi. Comme dans tout bon jeu de ce type chaque carte pourra être mise à plusieurs endroits différents afin de participer à une combinaison et ce sera au groupe de choisir le meilleur endroit.

La carte John Difool servant de joker mais également de déclencheur d’actions puissantes, sera toujours un vrai dilemme.

L’Incal Infini coche toutes les cases du bon jeu coopératif avec une seule manière de gagner et 4 façons différentes de perdre, ce qui mettra les nerfs à rude épreuve. Il coche aussi les cases du beau jeu avec ses illustrations ultra colorées issues de la bande dessinée et sa boîte qui attrape immédiatement le regard et qui se révèle, au final, une porte ouverte vers la nostalgie des années 80 et les histoires psycho-mystiques de Jodorowsky.

Pour résumer l’Incal Infini :

  • un univers immersif basé sur une BD ultra culte
  • un jeu coopératif nerveux et rapide sous la pression constante d’un ennemi
  • une bonne rejouabilité avec 5 ennemis différents et des mécaniques qui vont surprendre les joueurs et casser des stratégies préalablement gagnantes
  • des parties courtes de 30 minutes
  • une part de prise de risque nécessaire

 

 


Frédéric Domain


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Etiquettes : jeux coopératifs | L'Incal Infini | matagot

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1 réflexion au sujet de « L’Incal Infini : quand la BD culte de Moebius et Jodorowsky devient un jeu de société »

  1. Bonjour,

    Ce n’est pas MATAGOT l’éditeur mais « L’écan Fantastique » si je ne m’abuse. Un editeur qui n’est pas issu du jeu de société (ce qui peut expliquer le choix étonnant de KissKissbankbank pour la campagne de financement participatif ^^

    Répondre

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