Luma et son ours Brom ont une mission : guérir la forêt d’un mal mystérieux, une sorte d’ombre corrosive qui mange la vie. Inventé par un hollandais nommé Sjoerd Van der Linde, le jeu allie un système narratif assez innovant à une finesse narrative hors du commun. Un livre-plateau est au centre du gameplay, sur lequel vous poserez des cartes pour vivre cette aventure.
Un livre, plein de possibilités
Le matériel central de ce Bois Sauvages est donc ce livre, qui se déplie sur les côtés pour dévoiler des aspects de votre personnage, mais aussi la progression de l’ombre. De l’autre côté, des emplacements vous permettent de dérouler des éléments narratifs, sous forme de cartes : exploration, créatures rencontrées…Un système de dés et quelques tokens complètent l’installation de ce jeu.
Les pages centrales déroulent les scènes de cette histoire, avec des textes d’immersion, des illustrations, des scènes : un peu comme des écrans de jeu-vidéo entre lesquels on navigue en point&click.
Aider, guérir, éblouir, explorer
Le système d’action est basé sur 4 mécaniques.
- Explorer vous permettra de découvrir des lieux et faire progresser des situations en interagissant sur la page en cours.
- Eblouir sera à la fois un effet qui agit sur une piste de lumière, et une manière d’étourdir des antagonistes
- Aider concerne des éléments en bleu sur la page
- Guérir vous permettra de soigner des créatures atteintes par l’ombre
Mais ces cartes d’action ont deux parties : en haut et en bas. Si l’action du haut n’est pas possible, alors vous pourrez déclencher la partie du bas.
Les actions sont donc gratuites ? Pas vraiment, car des dés 8 faces sont là pour déterminer la réussite ou l’échec. Comment ? Simplement, le jeu vous demande un certain nombre de succès pour réussir une action, et le résultat à obtenir dépend de la position de la carte action dans la rivière ! De 3 à 6, ce résultat est donc plus ou moins difficile.
Dark fairytale
Aux illustrations j’ai découvert Justine Chalieux, ou AxlChalieux de son nom d’artiste, et son travail est bluffant. Il y a un peu d’Ori, un peu de Limbo dans ses illustrations claires-obscures, et un contour net de personnage qui s’insèrent dans des couleurs forestières plutôt brumeuses. L’oeuvre exsude un côté mélancolique, et cette Luma éthérée me rappelle aussi évidemment Yorda, personnage du jeu-vidéo ICO.
Il vous faudra 6h environ pour venir à bout des 5 chapitres proposés, mais avec un prix de 35€, Storyfold Bois Sauvages reste très honnête. En tout cas j’ai bien envie de découvrir cette histoire ! Je vous laisse avec l’avis de Zeugma en Solo si vous souhaitez satisfaire votre curiosité !