Le pitch ressemble à un dessin animé pour enfants : des hamsters tout mignons qui essaient de vendre quelques graines. Le jeu lui, propose un deck building avec pas mal d’anticipation surtout au niveau du marché de cartes, assez original.
Bâtissez l’empire de graines le plus puissant du marché
Hamstergeddon est un deck-building dans la plus pure tradition du genre : chacun démarre avec un deck basique et, à chaque tour, joue deux de ses cartes pour déclencher des actions : récupérer des graines (la monnaie du jeu), acheter une nouvelle carte, se déplacer dans le marché, piocher, déclencher l’action d’un hamster farceur.
Le système de combos est très simple mais effiace : si vous avez deux cartes de la même couleur qui se combinent (une gauche et une droite), jouez-les en même temps pour une seule action et résolvez tous leurs effets!
Là où le jeu se distingue vraiment, c’est sur son marché : au lieu d’une simple rangée de cartes à acheter, chaque joueur y déplace un pion (en forme de Hamster bien sûr) qui détermine quelles cartes lui sont accessibles (celles adjacentes et celle sous son pion). Il faut donc anticiper nos déplacements mais aussi ceux des adversaires qui peuvent venir nous chiper la carte tant convoitée ! C’est une idée simple, mais qui ajoute de l’interaction et de l’anticipation dans un genre où on se concentre souvent uniquement sur son deck de cartes.
Ham-chaos, petits hamsters, grandes aventures…
Là où beaucoup de deck-buildings se contentent de laisser chacun optimiser sagement dans son coin, Hamstergeddon ajoute un peu de chaos chez nos amis rongeurs. Les hamsters farceurs viennent perturber les plans de chacun avec leurs effets suprenants. On peut aussi jouer avec des pouvoir asymétriques. Résultat : le hasard s’invite dans la partie, pour un peu moins de contrôle mais plus de fun !
Le fun qu’on va retrouver aussi dans la DA et dans les petites phrases sur chaque carte… Avec un humour parfois un peu enfantin.
Pour gagner, il faudra cependant parvenir à non seulement acheter quelques cartes puissantes mais aussi des cartes spéciales qui nous donnerons des pouvoirs permanentes et des scorings de fin de partie (selon les couleurs de cartes ou les positions des hamsters par exemple). Ces cartes n’entrent pas dans notre deck, ne le renforcent pas mais sont indispensable si on veut devenir le maître du monde…pardon, le hamster le plus riche à la fin! Un système somme toute classique mais qui fonctionne bien.
Mon avis
Hamstergeddon tient sa promesse d’un deck-building accessible et mignon avec ses graphismes choupichous. Cela étant, comparé aux références du genre (Dominion, Clank!, etc…), on reste sur un système de combos plutôt simple, avec relativement peu de couches stratégiques ou de choix cornéliens. Ce n’est pas un défaut en soi : c’est plutôt ce qui en fait une excellente porte d’entrée dans le deck-building, un jeu qu’on peut proposer à quelqu’un qui n’a jamais construit un deck de sa vie sans le noyer sous les règles et les synergies de cartes à comprendre.
L’originalité du jeu, c’est son march avec le positionnement des pions à anticiper et qui apporte une interaction directe assez rare dans le genre. En revanche, les hamsters farceurs — censés apporter le grain de chaos annoncé par le thème — se révèlent finalement moins perturbateurs qu’espéré : leurs effets restent mesurés, et on aurait aimé un peu plus de folie pour aller avec des rongeurs qui se livrent une guerre économique sans merci.
Au final, un bon jeu, fun et mignon, mais qui reste une initiation plus qu’une proposition qui intéressera les habitués du genre.