Quand une opportunité se présente, il faut savoir la saisir. C’est exactement ce qu’a fait Charlotte Lacroix, l’illustratrice d’Osmosis ! Je vous emmène à sa rencontre.
Finies les vacances !
C’est à l’école Emile Cohl à Lyon que Charlotte étudie l’illustration, la bande-dessinée et tout ce qui est en lien avec le dessin. C’est au départ pour faire du cinéma d’animation qu’elle y entre mais après un stage chez Jeux Opla et un autre chez Gigamic, la jeune femme décide de s’orienter dans cette voie se remémorant son goût certain pour les jeux de société : » Depuis le lycée je me suis passionnée pour le sujet. J’aimais faire découvrir et chercher Le bon jeu pour LA bonne personne ! ». Elle est aujourd’hui en 5ème année « Edition Multimédia ».
Lors de son immersion dans les maisons d’édition précédemment citées, Charlotte a rencontré beaucoup de personnalités importantes dans le milieu et fait le tour de pas mal de festivals notamment grâce à Florent Toscano (Opla). Elle souligne l’importance des échanges qu’elle a pu avoir « avec des personnes extrêmement intéressantes et bienveillantes » malgré son jeune âge qui la rend parfois « facilement impressionnable et même en décalage ».
Mais la demoiselle ne se démonte pas pour autant et quand elle rencontre Agnès Largeaud (autrice d’Osmosis) au Festival de Cannes, c’est tout naturellement qu’elle lui propose de s’entraîner à l’illustration du prototype auquel elle vient de jouer.
Bony & Charl’
Quelques mois plus tard, l’étudiante montre son travail à Florent et Agnès pour recueillir leurs avis, la sentence tombe : ils adorent ! Charlotte se retrouve donc projetée dans le monde du travail avec un premier contrat alors même qu’elle poursuit ses études.
Elle explique d’ailleurs que cela a joué sur la durée de conception du jeu car impossible de tenir le rythme d’un professionnel pleinement investi dans ses missions. Charlotte, elle, bien qu’impliquée à fond dans le projet, devait également tenir la cadence des études.
» C’est Bony (David Boniffacy, illustrateur) qui a été mon mentor durant tout le processus de création. La première version d’Osmosis était complètement différente, très florale … Mais grâce à lui j’ai trouvé un style plus intéressant je trouve, plus novateur ! Cette expérience n’aurait pas été la même sans lui … » me confie la jeune femme.
La créativité n’a pas de limites !
Charlotte refuse de se mettre des barrières quant au style et au support explorés. Elle apprécie les techniques traditionnelles (encre de chine, crayons de couleurs …) comme elle aime découvrir de nouvelles manières de créer notamment sur des logiciels de type Illustrator (qu’elle a d’ailleurs utilisé pour Osmosis).
« Je n’ai pas forcément d’univers de prédilection. Ce que je préfère c’est apporter une touche d’humour à mes dessins et relever des défis ! Le challenge avec les jeux de société c’est que les images accompagnent la mécanique et doivent même être à son service. Pour Osmosis, la plus grosse contrainte était de donner un effet plus « conceptuel » à mes illustrations tout en restant fidèle à mes idées et surtout être compréhensible par les joueurs ! Autant dire qu’il a fallu refaire plusieurs fois certaines cartes … ».
Qui va doux va loin …
Pas d’autres contrats en vue pour le moment et pour cause : Charlotte préfère prendre le temps de terminer ses études qui nécessitent toute son attention évidemment. Le sujet qu’elle a choisi pour son diplôme traite d’ailleurs d’un jeu pour aborder le burn-out des enseignants au sein de l’éducation nationale. « C’est un sujet plutôt clivant mais j’aimerais voir si des maisons d’édition engagées seraient prêtes à s’investir » précise-t-elle.
Courant 2026, elle prévoit déjà de chercher de nouveaux contrats notamment dans le milieu du jeu de société ou encore de la bande-dessinée ! Alors si vous avez des propositions de cet ordre à lui faire, foncez, elle a déjà fait ses preuves !