Ziggurat est un jeu coopératif familial qui propose une première découverte très accessible du principe du legacy. Il se joue dès 7 ans(pour moi, ça fonctionne même avant), avec des règles courtes, du matériel en veux tu en voilà et une aventure découpée en chapitres.
Le but est simple : grimper ensemble jusqu’au sommet d’une grande ziggurat en évitant les pièges et les esprits de feu.
Les règles de Ziggurat :
La base du jeu est volontairement très simple. À son tour, chaque joueur joue la seule carte qu’il a en main. Cette carte se lit en deux parties :
- Le déplacement des héros : La carte indique de combien de cases avancer et combien de héros sont concernés. Le joueur choisit la direction : à gauche ou à droite. Ce choix, très court mais important, permet de garder un vrai contrôle sur sa progression.
- Le déplacement des esprits de feu : La seconde partie de la carte fait avancer un ou plusieurs esprits qui patrouillent sur les différents niveaux. S’ils croisent un héros, c’est fin de partie immédiate !
Après son action, le joueur pioche une nouvelle carte et c’est au suivant.
Une aventure en six chapitres
Ziggurat c’est une campagne courte et rythmée de six scénarios. Chaque victoire permet d’ouvrir une nouvelle enveloppe.
On y trouve :
- des règles supplémentaires
- De nouveaux défis
- Parfois des éléments de jeu qui modifient la structure ou les capacités des héros.
Ces ajouts prennent la forme d’autocollants à coller définitivement sur le matériel. Le jeu évolue progressivement sans jamais devenir complexe. Chaque chapitre introduit un obstacle inédit et souvent un petit avantage pour garder l’expérience fluide pour les enfants.
À la fin de chaque scénario, les joueurs reçoivent des titres sous forme de stickers. Ils n’ont aucun impact sur la mécanique, mais ça ajoute du fun qui motive les enfants. On peut devenir le plus rapide, le plus courageux ou celui qui s’est fait carbonisé en premier … Ces titres s’accumulent sur la fiche du personnage et créent un petit souvenir de chaque partie.
Pour réussir un scénario, toute l’équipe doit atteindre le sommet de la ziggurat. Les échelles font monter, les chutes font descendre. Les fosses et les esprits de feu sont à éviter absolument. Si un seul joueur tombe ou se fait toucher, la mission est perdue.
Tout repose donc sur la discussion et la coordination. On vérifie les risques, on annonce les mouvements qui pourraient mettre un partenaire en danger, et on cherche ensemble la meilleure solution. Le jeu devient un petit casse tête coopératif très accessible.
Cependant attention Ziggurat n’est pas fait pour tout le monde !
Ziggurat vise les familles qui cherchent un jeu coopératif simple, immersif et rapide à mettre en place. Les règles restent légères du début à la fin et la campagne est courte, ce qui permet d’aller au bout sans s’essouffler. Les joueurs plus expérimentés y verront surtout une jolie porte d’entrée vers les jeux évolutifs, peut être pas très intéressants pour eux, mais les enfants y trouveront une aventure motivante grâce aux enveloppes à ouvrir et aux titres à collectionner.
Mon avis :
Quand j’ai découvert Ziggurat, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. On a ouvert la boîte un soir avec la p’tite puce et le chéri, et très vite, on s’est retrouvés à enchaîner les chapitres sans même s’en rendre compte.
Dès l’installation, le jeu nous met dans de bonnes conditions : du matériel clair, un plateau attrayant et une prise en main immédiate. Pas besoin de longues explications, tout se comprend vite et on peut commencer presque aussitôt. Heureusement, parce que ma fille déteste les règles trop longues avant de pouvoir jouer !
Le premier chapitre est très simple, mais c’est volontaire. Il pose les bases en douceur avant de faire monter la tension au fil des enveloppes. Chaque nouvelle règle arrive au bon moment, sans alourdir les parties, et on garde cette envie de découvrir les prochaines enveloppes.
Avec ma fille, c’est surtout la coopération qui a fait la différence. On discute, on s’entraide, on surveille les cartes des autres pour éviter les mauvaises surprises. Elle a vite compris l’importance de jouer ensemble, et c’est vraiment agréable de la voir réfléchir en groupe. Je crois qu’elle a adoré cette expérience, car depuis, elle me demande d’autres jeux coopératifs et surtout des jeux narratifs !
Les stickers ont été un énorme succès : chaque titre, chaque réussite apporte un vrai petit moment de fierté ou de rire, et ça motive énormément à continuer.
L’histoire est présente mais reste légère, ce qui est parfait pour des parties en famille. Elle accompagne sans alourdir et apporte juste ce qu’il faut de contexte pour rendre l’aventure cohérente.
Oui, il y a du hasard, et parfois on reste bloqué parce qu’on avance trop ou pas assez. C’est un peu frustrant, mais rien de méchant. Je trouve que cette part d’aléatoire rend l’expérience plus accessible pour faire découvrir le titre aux enfants. Et honnêtement, je préfère ça plutôt que de voir un enfant contrarié parce qu’il n’a pas su gérer un deck. Pas de chance sur la pioche ? On rigole de notre malchance plutôt que de s’en agacer.
La campagne se joue vite, 6 chapitres seulement, et on aurait aimé un peu plus, car plus c’est long, plus c’est bon ! Mais ce format court fonctionne très bien avec les enfants : on avance, on progresse, on termine sans perdre l’enthousiasme du début.
Une fois la campagne terminée, on peut rejouer, même si l’effet découverte n’est plus là. Pour moi, l’intérêt principal reste vraiment dans l’aventure à vivre ensemble. Et Jade continue à réclamer le jeu, même après les 6 enveloppes terminées !
Les joueurs très experts trouveront ça trop léger, mais ce n’est pas un jeu pensé pour eux. C’est clairement conçu pour faire découvrir le legacy aux enfants, et c’est volontairement très simple.
Pour une expérience familiale courte, dynamique et pleine de bons moments, Ziggurat fait exactement ce qu’il promet. Et maintenant, on en veut d’autres, des legacy familiaux ! Et entre nous, c’est un cadeau parfait pour noël !