Plusieurs façons d’utiliser vos cartes mais une seule de remporter la partie. Minikin city, aussi mignon soit-il, va mettre vos nerfs à rude épreuve !
Polly pocket le jeu
Minikin city c’est avant tout un univers attendrissant avec des tout mignons Minimoys adorables à placer dans des habitations pour pouvoir marquer des points. Au-delà de cet aspect ravissant que l’on doit à Kerri Aitken, il possède également une mécanique simple à comprendre mais suffisamment contrariante pour ne pas être à la portée de tous.
En effet, les cartes possèdent plusieurs critères importants à repérer : la couleur et la valeur sont utiles pour l’ordre du tour, les symboles pour remplir des conditions, les emplacements vides pour y assigner des Minikins et enfin les effets pour déclencher des actions immédiates ou marquer des points en fin de partie.
Si son format et ses illustrations attirent au premier coup d’oeil, son système n’est pas des plus faciles à appréhender. J’ai eu la chance de le découvrir au Festival Ludique International de Parthenay et je n’attends qu’une chose depuis : trouver l’occasion d’y rejouer maintenant que je sais à quoi m’en tenir.
Un sacré parti plis
Dans Minikin city, chaque joueur dispose de 8 manches pour construire sa ville en ajoutant tour à tour une carte devant lui. Un peu à la façon d’un Faraway, vous devez donc anticiper la fin de partie qui arrive très vite et gérer plusieurs dilemmes à longueur de temps.
Un tour de jeu consiste à faire une phase de pli puis une phase de récupération. Si la première permet d’obtenir de précieux bonus tels que des points ou des Minikins, elle détermine également l’ordre dans lequel la seconde se déroule.
Pour faire court : celui ou celle qui remporte le pli obtient un bonus très très avantageux en revanche il choisit en dernier la carte Ville qu’il récupère au Marché et ajoute à sa main. Toute carte jouée durant la phase de pli, quant à elle, reste en place dans la ville de son propriétaire.
Minikin m’a ken’
J’ai trouvé ma première partie aussi séduisante que frustrante ce qui est, à mon sens, plutôt bon signe. Minikin city n’est pas fait pour être immédiatement maîtrisé. Il vous charme, vous laisse croire que l’essentiel est acquis et offre un sentiment de victoire gratifiant chaque fois que vous complétez une habitation avec un p’tit bonhomme (condition ultime pour scorer la carte en question à la fin de la partie).
Cependant, il laisse également un goût amer en bouche comme pour vous rappeler que vous auriez largement pu faire mieux … Et c’est justement cette impression qui pousse à y revenir pour mieux évaluer l’impact de tel ou tel choix !
J’ai eu le cerveau retournée lors de mon unique expérience toutefois, l’envie de retenter ma chance est plus que pressante. Je réfléchis déjà à l’idée de sacrifier les plis au bon moment et mieux choisir les cartes à reprendre en main pour tenter des combos gagnantes ou viser le privilège de fin de partie.
Car il y a encore un détail dont je ne vous ai pas parlé et qui peut faire toute la différence : lors de la dernière manche, tout le monde additionne les valeurs contenues dans sa main de la couleur atout indiquée, la personne en tête a alors la possibilité d’ajouter une carte supplémentaire dans sa ville … imaginez un peu le scandal à table !
Si vous êtes amateur de jeux de cartes rapides et malins, aucun doute que la création de Matthieu Verdier et Simone Luciani saura combler votre coeur et votre esprit de fin stratège ! Une sortie annoncée en début de ce mois de septembre par l’éditeur Gigamic !
