Avec Botswana, Reiner Knizia continue de montrer pourquoi il reste l’un des plus grands maîtres du jeu. Avec un joli thème safari magnifiquement illustré par le plus que parfait Weberson Santiago et ses adorables figurines d’animaux se cache un jeu d’opportunisme où vous allez devoir surveiller les collections adverses avec méfiance.
Les joueurs récupèrent des animaux tout en faisant évoluer leur valeur au fil de la partie grâce aux cartes qu’ils vont jouer. Le but est d’anticiper quelles espèces deviendront les plus rentables… et lesquelles couleront au mauvais moment.
- Collection et majorité
- Jeux d’enchère
- Interaction forte
Un classique de Knizia remis au goût du jour
Botswana fait partie de ces jeux qui ont l’air accessibles : les règles s’expliquent en quelques minutes, mais très vite, on se rend compte qu’il est plus subtil qu’il n’y paraît.
On retrouve cette identité forte des jeux d’enchères qu’on connaît bien dans plusieurs classiques de l’auteur.
Le matériel participe énormément à mon envie de découvrir le jeu. Les petites figurines d’animaux donnent envie de les manipuler, avec une table qui se remplit progressivement de lions, girafes, hippopotames ou suricates. Ce côté très visuel renforce l’accessibilité du jeu.
Visuellement, le jeu conserve ce charme familial : lisible, coloré et compréhensible. Mais sous cette simplicité se cache une interaction assez coquine. Chaque coup influence indirectement les autres joueurs, et la valeur d’un animal peut passer du tout au tout en 2 coups.
On retrouve un peu les sensations de Coloretto, For Sale ou même certains jeux de collection modernes, où l’observation est presque aussi importante que ta propre stratégie. C’est un type de jeu qu’on peut sortir très facilement en famille.
Les manches semblent rapides, les choix lisibles, mais l’interaction crée un petit doute : faut-il continuer à miser sur cette espèce… ou abandonner avant qu’elle ne perde toute sa valeur ? That’s the question !
