Il y a des jeux qui, dès le pitch, vous embarquent, vous intriguent, vous projettent dans la partie… Et puis il y a Vroom. Vroom, quand on vous explique le jeu, vous vous dites « ça ne va jamais marcher ! ». Et puis vous jouez. Et là, la magie opère, le moteur s’emballe et vous vivez un moment juste incroyablement fun !
En voiture, Simone!
Le principe de Vroom est à la fois très simple et assez compliqué à expliquer car, sur papier, cela semble bien mois fun qu’une fois qu’on met les mains dans le cambouis.
Vroom est donc un jeu de course coopératif dans lequel les joueurs doivent faire avancer leurs petites voitures en bois… mais surtout arriver dans le bon ordre, pas forcément en premier. L’originalité : il n’y a pas de plateau. On joue directement sur la table, le sol, un bureau, une terrasse… bref, n’importe où.
À chaque tour, les joueurs avancent leur voiture selon une carte Vitesse secrète que les autres ne voient pas. Il doit estimer la bonne distance pour respecter l’ordre d’arrivée prévu. Et surtout, pas question de la jouer trop prudent car après 5 tours, au moins un joueur doit avoir passé la ligne d’arrivée ! Sinon, c’est perdu … Et il faut utiliser une des roues de secours, qui sont limitées, bien sûr.
Entre les manches, des cartes Événements modifient la piste, ajoutent des contraintes ou créent des surprises.
Mais c’est surtout l’aspect coopératif, les discussions entre joueurs une fois les totaux révélés, les réactions de chacun aux retournements de situations, aux obstacles qui vont s’ajoutent qui vont réellement dynamiter la course ! Vroom crée un moment ludique, un instant partagé autour de ces petites voitures en bois dont on va se souvenir et que les joueurs prendront plaisir à se remémorer.
Arrêts aux stands, virages en épingle et dérapages pas tout à fait contrôlés
Si la proposition de base de Vroom promet déjà des moments épiques, le jeu brille surtout par le contenu qu’il ajoute à cela !
En effet, le jeu contient 5 enveloppes qu’on vous conseille de débloquer, une à la fois, après chaque partie gagnée. Chaque enveloppe ajoute un module au jeu. Je ne vais pas vous gâcher la surprise mais sachez que chaque module amène une nouvelle règle/contrainte rendant les parties vraiment uniques. Et, une fois tout débloquer, vous pouvez aussi combiner ces modules entre eux pour encore plus de chaos !
Le jeu propose également une série de petits défis, plus ou moins sérieux, à relever. Et si vous en relever 10, le jeu cache une autre petite surprise …
Et puis… Il y a les autocollants ! Deux feuilles de stickers destinées à décorer vos petites voitures. Inutile et donc indispensable !
Mon avis
Ayant adoré le premier jeu de Big Moustaches Games (Opération Zèbre), j’ai été immédiatement intriguée par Vroom… Mais le pitch me laissait un peu perplexe. Et puis, j’y ai joué et j’ai crié au génie !
Entre cet aspect coopératif à communication limitée et l’ajout d’éléments perturbateurs, le jeu offre un challenge centré sur le fun ! Les parties se gagnent souvent sur le fil, les obstacles (liés aux évènements ou aux enveloppes) renouvellent facilement l’expérience sans la complexifier.
Et puis, il y a le matériel et la direction artistique. C’est coloré, fun, régressif ! On se souvient de nos jeux d’enfants où on faisait voyager nos petites voitures au travers d’obstacles composés d’objets du quotidien. Un vrai bonbon au goût d’enfance !
Bref, Vroom est un coup de cœur… Avec une seule interrogation : gardera-t-il son effet « waouw » sur le long terme ? Je pense en tout cas qu’il restera un jeu qu’on prendra toujours plaisir à faire découvrir à de nouveaux joueurs.

