Don’t Panic Games ressort le jeu de cartes culte de Bruce Glassco : Fantasy Realms s’offre une déclinaison 100 % mythologie grecque, et avec elle une mécanique inédite qui change complètement le sens de la mort dans la partie.
Dieux, héros et monstres à la table de l’Olympe
Si vous avez joué à Fantasy Realms ou à sa version Marvel Remix, vous serez en terrain connu. Le principe de base ne change pas d’un iota, et c’est tant mieux : on démarre avec une main de sept cartes, et à chaque tour on pioche ou on récupère une carte dans la défausse commune avant de s’en débarrasser d’une pour revenir à sept. Simple sur le papier, redoutable en pratique! On va donc devoir optimiser au maximum avec ce qu’on a en main..
Les 79 cartes de cette version se répartissent en six familles : Dieux, Héros, Objets, Lieux, Monstres et Quêtes. Chacune peut se combiner avec les autres pour déclencher des bonus qui font grimper le score en flèche — associez Hector à Arès, Apollon ou Artémis et le guerrier troyen vous rapporte 6 points supplémentaires, empilez les cartes Dieu sur le Mont Olympe et chacune vaut 6 points de plus. Comme toujours dans Fantasy Realms, la partie se résume à un calcul d’optimisation : quelles cartes garder, lesquelles sacrifier, et dans quel ordre les jouer pour que la synergie explose au bon moment
L’Au-delà : quand la mort rapporte
C’est ici que cette nouvelle version se démarque . Fini les défausses anodines : chaque joueur dispose désormais de son propre Au-delà, une zone de défausse personnelle où certaines cartes peuvent finir leur vie… sans pour autant sortir de la partie. Une carte reléguée aux Enfers continue en effet à compter ses valeurs, ses tags et ses bonus exactement comme si elle était encore en main — la contrepartie, c’est une pénalité de 10 points par carte, ce qui n’est vraiment pas rien sur un total qui se compte en dizaines de points. Mieux (ou pire) : certains Monstres hostiles comme Charybde ou Scylla, ou encore les Sirènes, précipitent directement vos Héros aux Enfers en fin de partie s’ils ne sont pas protégés par un allié en état de les défendre. Résultat : on ne se contente plus de gérer sa main, on gère aussi son petit royaume des morts, en pesant sans arrêt le point gagné aujourd’hui contre le point perdu à la fin. Une mécanique maligne, qui ajoute une vraie couche de tension sans jamais alourdir des règles qui restent, elles, toujours aussi limpides.
Toujours aussi rapide, toujours aussi malin
Comme le reste de la gamme, cette édition se joue de 2 à 6 joueurs en à peine 20 minutes, ce qui en fait un candidat parfait pour démarrer ou terminer une soirée jeux, autant pour les habitués que pour ceux qui découvrent Fantasy Realms pour la première fois.
Et la découverte de toutes les cartesn de leurs combos possibles, la recherche de l’optimisation vont forcément donner une envie d’y retourner, encore et encore.
Sorti le 11 septembre · 2 à 6 joueurs · dès 12 ans · environ 20 minutes · Don’t Panic Games