Quand de mignons petits hamsters se changent en entrepreneurs et se livrent une guerre économique sans merci à coups de graines, de combines et de p’tits coups de pute, ça donne un deck-building aussi déjanté que kawaii.
Les jeux de gestion d’entreprise ont souvent pour habitude de parler d’industries, de commerce ou de grandes corporations, avec des thèmes parfois beaucoup trop sérieux pour être amusants et surtout très froids(coucou Carnegie).
Hamstergeddon prend exactement le chemin inverse. Ici, ce sont de p’tits rongeurs à moustaches, avec des joues toutes rondes et une furieuse envie de dominer le marché du tournesol qui sont les maitres du jeu.
Dans Hamstergeddon, les joueurs recrutent de nouveaux hamsters afin d’améliorer progressivement leur deck et de développer leur production.
Le but est de construire le moteur le plus efficace possible tout en profitant des opportunités et des perturbations qui apparaissent au fil de la partie.
- Deck-building
- Gestion de marché
- Combos de cartes
Rongés par la guerre économique
Derrière cette proposition totalement loufoque se cache un véritable jeu de construction de moteur, chaque carte recrutée vient enrichir progressivement votre petite machine. Un terrain de jeu que les amateurs de deck-building connaissent bien, mais qui semble ici abordé avec beaucoup de légèreté et une forte volonté de provoquer des interactions autour de la table.
L’univers déborde de personnalité, avec de jolies illustrations d’hamsters hauts en couleur qui paraissent sortir tout droit d’un dessin animé. Chaque employé, chaque carte et chaque événement contribuent à construire un monde volontairement absurde, où les stratégies les plus sérieuses se mélangent aux situations les plus improbables.
Cette identité visuelle est portée par une direction artistique mignonne. Les illustrations mettent en scène des rongeurs ambitieux, farceurs ou complètement dépassés par les événements, ce qui rend leurs difficultés encore plus drôles.
Des combos, du chaos et beaucoup de rejouabilité
L’expérience repose sur cette alternance entre planification et imprévus. D’un côté, les joueurs développent leur moteur, recherchent les meilleures synergies entre les cartes et optimisent leurs recrutements. De l’autre, le jeu introduit régulièrement des perturbations qui viennent rebattre les cartes et empêcher toute stratégie de s’installer trop confortablement. Le tout avec une DA loufoque
Une philosophie qui correspond assez bien à l’ADN de Don’t Panic Games, éditeur habitué aux univers décalés et aux jeux qui privilégient autant l’amusement que l’optimisation. On lui doit notamment des titres aussi barrés que bons, comme Epic Spell Wars ou Let’s Summon Demons, que j’adore !