Zenith : mon avis sur le meilleur jeu d’affrontement interstellaire de l’année !

Il y a des jeux qu’il ne faut vraiment pas louper dans sa vie, et Zenith en fait vraiment partie, je vous explique pourquoi !

Mise à jour le :

Par : Mélissa Royal

Dans : Critiques et Avis

zenith

Tu veux un p’tit pitch du jeu ? Dans un futur lointain, le système solaire est partagé entre trois peuples : les Humains, les Robots et les Animods. Tous tirent profit du Zenithium, une énergie propre et inépuisable, mais l’harmonie est loin d’être atteinte.

Les tensions montent, les alliances se font et se défont. Votre mission : rallier les planètes à votre cause pour prendre le contrôle.

Les règles de Zenith :

Zenith est facile à expliquer, mais pas si simple à maîtriser : il te faudra élaborer une vraie stratégie pour prendre l’avantage sur ton adversaire et gagner de l’influence sur les 5 planètes.

Trois chemins mènent à la victoire : dominer une planète en contrôlant ses 3 disques, gagner 4 planètes différentes ou avoir 5 planètes au total.

Dès qu’une de ces conditions est remplie, la partie s’arrête !

Quand tu gagnes de l’influence, le disque avance vers ta zone. Si tu atteins ton camp, la planète est à toi. Si tu vas trop loin, l’excédent est perdu.

À ton tour, choisis une carte et réalise une seule action parmi trois :

1 – Recruter un agent : place la carte dans la colonne de sa planète, paye son coût en crédits (réduit de 1 pour chaque carte déjà présente dans la planète) et applique ses effets. Tu gagnes au moins une influence, parfois bien plus.

Les cartes ont certains effets, je ne vais pas tous vous les expliquer, mais 3 principes clés sont à connaître :

  • Mobiliser : pioche et ajoute une carte dans la colonne planète de sa couleur sans en appliquer les effets.
  • Exiler : défausse la dernière carte posée dans une colonne.
  • Transférer : vole la dernière carte d’un adversaire et ajoute la à ta colonne sans appliquer les effets.

Seule la dernière carte posée dans la colonne est concernée par ces effets.

2 – Développer une technologie : défausse une carte pour faire progresser ton peuple (Humain, Robot ou Animod). Paye le coût en zenithium, avance ton pion et active les effets débloqués. Le premier à atteindre le deuxième paliers obtient un bonus immédiat.

3 – Action de diplomatie : défausse une carte pour prendre le badge leader, puis active le pouvoir du peuple associé :

  • Robot : gagne un zenithium
  • Humain : gagne trois crédits
  • Animod : mobilise deux cartes.
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Certaines cartes te donnent directement le badge côté argent ou or, augmentant le nombre de cartes que tu peux garder en main.

La partie se termine dès qu’un joueur atteint une condition de victoire.

Pas de dernier tour, pas de rattrapage.

Et à quatre, place à la stratégie d’équipe : deux contre deux, partage des ressources mais mains séparées.

Chaque joueur contrôle sa moitié du plateau, mais vous jouez en duo, planifiez vos actions afin d’optimiser vos actions un maximum et vous pouvez même vous échanger des cartes lors d’une action diplomatie.

La clé, c’est la coordination : anticiper, communiquer et frapper juste au bon moment.

À noter que Zenith dispose maintenant d’une mini-extension sous forme de booster, qui ajoute son lot de cartes bien sympathiques :

  • Le plus important : des cartes qui coûtent 0 crédit.
  • Des effets qui dépendent désormais de ce que possède l’autre joueur : Zénithium, crédits ou badge Leader peuvent déclencher des bonus supplémentaires.
  • Un aspect timing crucial : certaines cartes donnent des ressources aux deux joueurs jusqu’à un certain plafond, leur impact varie donc selon le moment où elles sont jouées, ajoutant ainsi une dimension tactique supplémentaire.

En résumé, ces cartes apportent de nouvelles interactions et incitent à bien observer l’adversaire avant de jouer, pour maximiser l’effet tout en limitant les bénéfices qu’on lui offre.

Mon avis :

Il y a des jeux qui séduisent dès la première partie, mais Zénith n’en fait pas partie, pas pour moi en tout cas. Il m’a fallu le tester plusieurs fois pour réaliser la pépite qui était juste devant mes yeux : un tempo d’enfer sans manche trop cadrée ni avalanche de règles.

Derrière son allure de jeu de conquête spatiale se révèle un titre d’une subtilité redoutable, pensé pour deux joueurs et jamais répétitif. Ce que j’aime, c’est cette sensation d’être en permanence à la frontière entre planification et improvisation. À chaque carte jouée, l’équilibre fragile change du tout au tout, un vrai duel d’influence sur 5 planètes où rien n’est fixé d’avance.

Dès la mise en place, tout respire la cohérence : les planètes, les disques d’influence, les cartes aux illustrations splendides signées Naïade… On sent que l’univers n’a pas été plaqué sur la mécanique mais pensé en parallèle, enfin, c’est le ressenti que j’ai. Et quel plaisir de découvrir qu’un jeu aussi élégant visuellement est aussi fluide et agréable à jouer ! Les règles tiennent en quelques pages, mais derrière cette simplicité se cache une vraie stratégie et une belle profondeur.

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Ce que Zénith réussit avec brio, c’est de rendre la progression gratifiante sans être écrasante. Le système de technologie est une petite merveille d’équilibre : monter sur un axe coûte de plus en plus cher, mais chaque niveau débloqué déclenche les précédents, et offre une vraie satisfaction. On sent son jeu s’organiser peu à peu, ses cartes devenir plus efficaces, et cette montée en puissance demeure l’une des plus réussies que j’ai vues dans un jeu de ce format. Oui, rien que ça, et c’est vraiment très grisant.

Le cœur du jeu reste un tir à la corde, hein, et c’est d’ailleurs ce qui m’a un peu freiné au début, mais au final c’est un duel cérébral mais jamais rude. À chaque tour on avance un disque, on recule un autre, on bloque, on relance une influence … tout peut basculer à la moindre carte. Le système qui rend les cartes suivantes d’une couleur, moins coûteuses c’est brillant : simple, intuitif et source de belles décisions.

Faut il renforcer une planète déjà acquise ou étendre son influence ailleurs ? Ce genre de dilemme donne à chaque partie une tension que j’aime beaucoup.

Et malgré tout, Zénith reste accessible. On n’a pas besoin de connaître chaque carte par cœur pour s’amuser, et ça, c’est rare dans un jeu de ce type. Les symboles sont clairs une fois assimilés, la lecture du plateau est naturelle, on entre dans la partie sans jamais se sentir perdu. Ce n’est pas un de ces jeux qui demandent trois parties pour “comprendre comment ça marche”. Dès la première, on joue, on comprend, et surtout on a envie de retenter le coup.

Bien sûr, tout n’est pas parfait. Comme souvent quand les jeux reposent sur des tirages de cartes, certaines manches peuvent paraître un peu molles quand la bonne opportunité ne se présente pas. Et l’action diplomatie, qui permet de récupérer plus de cartes, paraît parfois un peu fade à côté des autres coups … on n’a pas toujours envie d’y aller.

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Rien de dramatique évidemment, mais on sent que certaines actions sont là pour maintenir le tempo plutôt que le faire décoller. Cela dit, Zénith assume ce rythme.

Là où le jeu se distingue vraiment, c’est dans sa capacité à créer des décisions intéressantes même quand on perd du terrain. Dans Zénith, on cède toujours quelque chose pour mieux gagner autre chose. On renonce à une planète pour en gagner deux autres, on sacrifie un tour pour renforcer un axe technologique. Cette gestion du “qu’est ce que je laisse filer pour mieux rebondir” donne au jeu une profondeur rare et une vraie élégance.

Quand, au cinquième niveau d’un axe technologique, on déclenche une cascade d’effets, on ne peut s’empêcher de sourire. Ce genre de petit moment “waouh” suffit à faire oublier les quelques tours plus ternes.

Côté production, rien à dire : le matériel est soigné, les plateaux bien pensés, les cartes agréables à manipuler. Tout paraît clair, lisible, épuré, et surtout très beau, c’est un vrai plaisir de manipuler ET regarder ce jeu.

Après plus d’une vingtaine de parties, je peux dire sans hésiter que Zénith fait partie de ces jeux que j’ai envie de ressortir encore et encore. Il coche toutes les cases du bon jeu à deux : rapide à installer, tendu sans être stressant, profond sans se prendre trop au sérieux. Et surtout, il raconte quelque chose. Ce n’est pas juste un duel abstrait dans l’espace, c’est une lutte d’influence, une histoire d’équilibres et de choix assumés.

En somme, Zénith est un petit bijou de design : accessible, élégant et diablement malin. Un jeu qui prouve qu’on peut allier clarté, tension et plaisir sans tomber dans la complexité inutile. Pour moi, c’est déjà un classique ! Et je n’en rajoute vraiment pas : il faut jouer à Zenith !

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Mon avis en bref

Zenith, c’est la claque que je n’avais pas vue venir. Un jeu tendu, fluide et ultra malin où la victoire se joue souvent à un cheveu. On enchaîne les parties sans voir le temps passer, porté par une tension constante et des retournements brillants. Le mode par équipes est un vrai régal, aussi drôle que stratégique. Bref, un jeu d’affrontement moderne, élégant et diablement addictif.

Infos :

Editeur : Playpunk

Créé par : Gregory Grard, Mathieu Roussel

Illustré par : Naïade

Nb joueurs : 2-4

Idéal à : 2

Age mini : 12

Durée : 35

Caractéristiques :

Complexité : 3

Thématisation : 2

Interactivité : 4

Edition

4.5

Mécaniques

4.5

Rejouabilité

5

Originalité

4

Note

18

Comment sont notés les jeux ?


Points Positifs

Des règles simples, vite expliquées, mais une profondeur qui se révèle au fil des parties

Un vrai plaisir à optimiser ses choix entre les planètes, la technologie et la diplomatie

Une tension permanente, chaque tour est un vrai duel d’esprit

Une explosion de fun et de bonnes idées dans une si petite boîte

Points Négatifs

Le plateau trop blanc qui peu déplaire à pas mal de monde

Le mode 2v2, plus confus et moins élégant que le duel

Beaucoup (trop) d’icônes à assimiler, surtout au début.

Un hasard de pioche parfois un peu frustrant


Mélissa Royal


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