Embarquez dans cette merveilleuse histoire, rencontrez de précieux alliés et aussi de dangereux ennemis mais ne vous perdez pas en chemin, le peuple de la forêt compte sur vous.
C’est pas bien clair …
Lucioles c’est avant tout un univers narratif mis en lumière (c’est le cas de le dire !) par la talentueuse Maud Chalmel qui n’a pas son pareil pour réaliser de somptueuses illustrations donnant irrésistiblement envie de plonger dans le décor !
Aperçue au salon de Vichy 2026, la boîte m’a immédiatement happée ! Ces couleurs envoûtantes, ces personnages attendrissants, ces formes féériques et surtout ces livrets sous forme de BD … Je me suis instantanément demandée : « qu’est-ce que peut bien nous raconter cette histoire ? » et surtout « pourquoi les plateaux des joueurs ont-ils cet aspect sombre pour un jeu qui porte un tel nom ? » … Le scénario de découverte m’apporta rapidement la réponse.
Ca vous branche ?
Dans Lucioles, vous êtes assis face à face et devez coopérer pour remplir une mission commune.
Vous incarnez Nori et Tan, deux dresseurs de vers luisants, qu’une vilaine tempête a soudainement séparés et plongés dans le noir. Millebois est en danger, ses habitants comptent sur vous pour résoudre le mystère et accomplir de grandes quêtes mais pour l’heure, vous avancez à tâtons …
En effet, comme tous les jeux narratifs, Lucioles ne met à votre disposition que peu d’éléments et d’informations au départ. Les choses vont s’intensifier et sans doute se complexifier un peu au fil des 8 chapitres prévus pour une dizaine d’heures environ.
Eclaire-moi !
Si vous jouez l’un en face de l’autre dans Lucioles, c’est parce que chacun a connaissance du plan dans lequel évolue son partenaire. Vous êtes réellement au coeur des ténèbres et devez utiliser une réserve commune de petits insectes lumineux pour tenter de voir où vous mettez les pieds.
Votre plateau personnel, lui, représente le coin sombre dans lequel vous avez vous-même atterri. Au fil de vos avancées, de vos rencontres et de vos découvertes (annoncées par votre coéquipier), vous placez des jetons qui symbolisent les murs, les dangers où encore les endroits où retourner absolument quand vous aurez récupéré ce qui vous manquait jusqu’alors.
J’en perds le nord !
Vous l’aurez deviné, malgré son esprit volontairement familial assumé par l’éditeur Catch up games, l’exploration dans Lucioles ne sera pas sans danger ! Fouiller à l’aveugle provoque stress, curiosité et parfois frustration.
Eh oui, par moment vous ne trouverez absolument rien ! D’autres fois, vous tomberez sur des objets à conserver précieusement ou sur un stock de boules de feu bien utile. Et puis, par moment, au détour d’un couloir dans ce parcours labyrinthique, le jeu vous demandera de prendre connaissance d’un passage du récit. De bonnes surprises comme de moins sympathiques n’attendent que vous …
Parviendrez-vous à garder votre sang froid, utiliser habilement votre équipement, vous concerter intelligemment pour aller au bout de l’aventure ? Seule l’expérience vous le dira ! Et ça tombe bien puisque Lucioles sera disponible dès la semaine prochaine !
Quelle brillante idée !
Loin d’avoir tout découvert en une seule partie, d’autant que le début du récit sert principalement à vous familiariser avec le matériel, la mécanique et l’iconographie ; je me dis tout de même que la promesse est là !
Lucioles est une création de Johannes Goupy et Joachim Thome qui a le mérite de proposer quelque chose d’unique qui peut parfaitement se partager entre adultes ou bien carrément entre un parent et son enfant (dès 10 ans).
C’est beau, intriguant, infiniment tendre et magique, le principe nous fait palpiter d’impatience tout en nous obligeant à prendre le temps de bien tout étudier.
La communication n’est absolument pas interdite, au contraire, mais elle est contrainte : impossible de désigner en avance l’emplacement d’un élément, en revanche vous devez absolument partager vos idées, craintes et trouvailles pour parvenir ensemble à vos fins.
Au rythme où va le Monde à l’heure actuelle dans un climat toujours plus speed, plus violent et déprimant, une parenthèse de douceur est la bienvenue. On imagine assez facilement l’émergence d’émotions contradictoires sur le tempo d’une lecture calme et excitante à la fois et c’est d’ailleurs très bien comme ça : de laisser faire l’intensité du récit et la cadence de chacun …

